Quels examens ? | Hypertrophie bénigne de la prostate | Infoprostate

Quels examens ?

Lors de la consultation, le médecin (généraliste ou urologue) va vous interroger sur vos symptômes. C’est une étape incontournable du bilan.

L’interrogatoire du médecin1

Lors de la consultation, le médecin (généraliste ou urologue) va vous interroger sur vos symptômes.
C’est une étape incontournable du bilan. L’intensité des symptômes n’est pas forcément liée au volume de la prostate.
Certains patients ont une faible augmentation de volume de leur prostate mais peuvent avoir des symptômes très gênants, à l’inverse d’autres présentent peu de symptômes avec une prostate volumineuse.
Lors de cet interrogatoire, votre médecin va d’abord faire le point sur vos antécédents, c'est-à-dire vos maladies et vos interventions chirurgicales antérieures. Il évaluera également votre état de santé et les troubles urinaires suggérant un adénome de la prostate

Les scores1,2

Pour bien évaluer l’importance de vos troubles urinaires et le retentissement qu’ils peuvent avoir sur votre qualité de vie, le médecin peut utiliser certains scores.
Le score I-PSS* : ce score est composé de 7 questions liées aux troubles urinaires et cotées de 0 à 5 en fonction de l’intensité des symptômes ressentis. Il comporte une huitième question portant sur la qualité de vie, elle aussi cotée de 0 à 5.
Voir le questionnaire3
*I-PSS : International Prostate Score Symptom.
Score international des symptômes prostatiques.
Le score IIEF** :
Ce score est utilisé pour évaluer les troubles de la fonction érectile. Il est très largement utilisé pour évaluer l’intérêt de prescrire un inhibiteur de la phosphodiestérase 5 (IPDE 5) chez les patients se plaignant de dysfonction érectile. Il est également utilisé dans le cas de l’HBP pour évaluer son impact sur la vie intime du patient.
**IIEF : International Index of Erectile Function.
Indice International de la Fonction Erectile.

Le toucher rectal4

Le toucher rectal est un examen simple qui est important pour le diagnostic et qui ne demande pas de préparation particulière. Redouté par de nombreux hommes, il est souvent une des raisons pour lesquelles les hommes refusent de consulter. Pourtant, il représente une étape incontournable du diagnostic car il est le meilleur moyen pour le praticien d’apprécier le volume, la forme et la souplesse de la prostate.
Voici quelques éléments « clés » à connaître pour calmer l’appréhension :

  • Il n’est pas douloureux,
  • Il ne dure que quelques secondes,
  • Il s’effectue allongé sur le dos ou sur le côté,
  • Il est pratiqué avec l’aide d’un doigtier lubrifié,
  • Il est pratiqué avec un seul doigt : l’index,
  • Il doit être pratiqué vessie vide,
  • Il est vraiment efficace,
  • Il est indispensable.

Le dosage du PSA1,4,5

Il s’agit d’un examen complémentaire qui n’est pas systématique dans l’HBP car le PSA ou Prostate Specific Antigen (antigène spécifique de la prostate) n’est pas spécifique de l’HBP, même si sa concentration est augmentée chez les patients atteints d’HBP. Il n’a pas de valeur diagnostique et n’est pas recommandé dans le cadre du dépistage de l’HBP.
Ce dosage est pratiqué sur un prélèvement sanguin et il est surtout utilisé dans le cadre d’un dépistage précoce du cancer de la prostate. Rappelons que si un adénome prostatique (HBP) n’est pas un cancer et n’évolue jamais en cancer, les deux maladies peuvent coexister chez un même patient et qu’en cas de volume prostatique augmenté, le médecin préfèrera vérifier l’absence de cancer.

Examens complémentaires1,4

Votre médecin traitant pourra vous demander d’effectuer des examens complémentaires pour vérifier la présence ou non de complications :

  • Un test de la bandelette urinaire,
  • Un examen cytobactériologique des urines (ECBU) encore appelé analyse d’urine,
  • Une prise de sang dosant la créatinine pour connaître le fonctionnement de vos reins,
  • Une débitmétrie pour étudier la qualité de la miction,
  • Une échographie de la vessie et des reins pour étudier leur fonctionnement,
  • Un bilan urodynamique pour mieux comprendre le fonctionnement de votre vessie et de votre sphincter,
  • Une échographie de la prostate pour mesurer son volume.


1. Recommandations pour la pratique clinique. Prise en charge diagnostique et thérapeutique de l’hypertrophie bénigne de la prostate, ANAES, mars 2003.

2. Les questionnaires recommandés en médecine sexuelle, Urofrance, http://www.urofrance.org/nc/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/les-questionnaires-recommandes-en-medecine-sexuelle.html, consulté le 17/12/17.

3. Score IPSS, Urofrance, http://www.urofrance.org/fileadmin/medias/scores/score-IPSS.pdf, consulté le 17/12/17

4. Hyperplasie bénigne de la prostate, Urofrance, http://www.urofrance.org/nc/science-et-recherche/base-bibliographique/article/html/hyperplasie-benigne-de-la-prostate.html, consulté le 17/12/17.

5. Information Patient – Questions les plus fréquentes, European Association of Urology, http://patients.uroweb.org/i-am-a-urology-patient/benign-prostatic-enlargement/frequently-asked-questions/, consulté le 21/01/2018.

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De nombreux hommes peuvent se sentir gênés d’évoquer le sujet avec leur médecin traitant. Pour faciliter la discussion, voici quelques étapes à respecter qui permettront d’avoir un échange clair sur vos symptômes et vos craintes

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